La naissance du Taekwondo (2/2): une synthèse d'après guerre

La dernière fois, nous avons vu que le Subak Taekyon avait traversé les âges et subi de multiples transformations pour  devenir l’ancêtre du Taekwondo. Aujourd’hui nous verrons les mutations finales de cet art martial en formation.

Entre 1910 et 1945, la Corée est occupée par le Japon. À cette occasion, les arts martiaux coréens sont tous interdits et remplacés par des arts martiaux japonais, comme le Karaté ou le Judo. C’est alors que se mélangent les pratiques japonaises et coréennes qui en se synthétisant forment notre Taekwondo.

Après la libération, en 1945, la Corée est divisée en deux: la Corée du Sud et la Corée du Nord. Les arts martiaux coréens sont de nouveaux autorisés. C’est alors l’occasion pour les pratiquants coréens de retrouver leur art martial.

Parmi les plus actifs, le maître Song Do Ki a pour objectif de reconstruire l’unité et l’identité de la Corée autour d’un art martial complètement Coréen. Néanmoins, le Subak Taekyon a subi de nombreuses influences japonaises et chinoises et s’est divisé en de multiples écoles (Kwan), comme le Chung Do Kwan et le Mu Do Kwan.

Il faut attendre 1952 pour que, lors d’une démonstration devant le président de la république Lee Sung Man, celui-ci s’indigne de l’absence d’un nom proprement coréen pour l’art martial national. La première impulsion est donnée: les Kwan se réunissent en 1961 au sein de la fédération coréenne de Tae Su Do pour tenter d’unifier leurs pratiques.

Finalement, c’est en 1965 que le terme de Tae Kwon Do est adopté officiellement. Pourtant il ne faut pas s’y tromper, le Taekwondo est encore partagé entre plusieurs écoles et mouvements.

En Corée, le Taekwondo devient très rapidement sport national: aujourd’hui on l’enseigne aux enfants dès leur plus jeune âge.

 

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